Technicien en aéraulique

A l’hôpital plus qu’ailleurs, la qualité de l’air est un enjeu majeur, par souci du respect de la réglementation en matière d’hygiène et de contraintes environnementales. Il s’agit d’un élément de confort pour le patient et les personnels, mais aussi de sécurité à prendre en compte dans le cadre de la lutte contre les infections nosocomiales, qui peuvent s’attraper à l’hôpital. Par exemple, il est important d’empêcher l’introduction et la stagnation de particules qui polluent l’air - voire l’infectent - dans des zones à risques, notamment les blocs opératoires.

Quelles sont les principales activités ?

Le technicien en aéraulique est chargé de réaliser et de maintenir les installations thermiques et de traitement de l’air.

Pour cela, il doit diagnostiquer les pannes et effectuer les réparations pour la distribution générale des bâtiments, ainsi que des circuits des équipements scientifiques.

Le technicien en aéraulique procède également aux opérations de maintenance et d’entretien périodiques des filtres et des pompes nécessaires, effectue les réglages courants d’alarmes, de climatiseurs, d’équipements de régulation, de filtres et inspecte les points de consignes.

Dans certains cas, il assure l’interface et le suivi technique des prestations avec des entreprises extérieures à l’hôpital, intervenant sur site.

Dans le secteur de la santé, le métier de technicien en aéraulique s’exerce aussi bien à l’hôpital qu’en clinique.

Pour quelle rémunération ?

Le salaire mensuel brut d’un technicien aéraulique est d’environ 2 030€ en début de carrière et de 3 680€ en fin de carrière.

Quelles sont les compétences et qualités nécessaires ?

Le métier de technicien en aéraulique requière des connaissances générales en électronique, en mécanique générale et en réglementation des appareils. Ce professionnel doit maîtriser la théorie et la pratique de la plomberie, de l’électricité générale, de l’hydraulique, du soudage et, bien sûr, de l’aéraulique.

Le technicien en aéraulique maîtrise les normes et les techniques du dessin de bâtiment, la localisation et la spécificité des différents réseaux de distribution, la lecture des plans et de schémas d’implantation, les calculs simples (flux, surfaces…). Manipuler des appareils de contrôle de pression, de température ou de débit ne lui fait pas peur ! Il doit surtout savoir rapidement identifier et diagnostiquer un dysfonctionnement, une panne, le défaut d’un matériel, d’un équipement, l’anomalie d’un système.

Quelle est la formation à suivre ?

Plusieurs diplômes permettent d’être recruté sur un poste de technicien en aéraulique, parmi lesquels :
- le BEP technicien du froid et du conditionnement d’air ou le BEP équipements techniques énergie (ETE) dominante froid et climatisation ;
- le bac pro maintenance des appareils et équipements ménagers et de collectivités (MAEMC), le bac pro énergétique option A (installation des systèmes énergétiques et climatiques) ou option B (maintenance des systèmes énergétiques et climatiques) ;
- un certificat de formation professionnelle (CFP) ou de qualification professionnelle (CQP) dans les domaines du froid ou de la climatisation.

Évolution / passerelle vers d’autres métiers :

ingénieur en aéraulique